Lettre de La Lucha au président de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu, à l »occasion de l’ouverture de la session ordinaire du mois de mars 2013

Lutte pour le Changement
Tél : +243 99 4645 977
E-mail : lucha.rdc@gmail.com Goma, le 29/03/2013

N/Réf. : 009/LUCHA/2013

Transmis copie pour information à :
– Mesdames et Messieurs les députés provinciaux du Nord-Kivu (tous) ;
– Monsieur le gouverneur de province du Nord-Kivu ;
– Monsieur le président de la société civile /ville de Goma ;
– Monsieur le ministre provincial ayant à sa charge les infrastructures ;
– Monsieur le maire de la ville de Goma ;
– Monsieur le commissaire urbain de la police nationale congolaise/ville de Goma ;
– Aux médias (tous) ;
à Goma.

A Monsieur le président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu,
à Goma

Concerne : Problème des routes et de carence d’eau potable dans la ville de Goma :
Rappel de notre mémorandum du 21 février 2013 et de votre lettre n°067/DC/CAB- PRES.ASS.PROV.NK/2013 du 02/03/2013.

Par la présente, nous tenons, en tant que citoyens de la ville de Goma, à vous rappeler nos attentes vis-à-vis de l’assemblée provinciale en la session ordinaire de mars que vous allez commencer.

En date du 21 février 2013, nous vous avons adressé un mémorandum sur la problématique de la voirie urbaine et la carence d’eau potable dans la ville de Goma. Nous avions entamé le même jour un sit-in illimité au siège de l’assemblée provinciale. Nous avons décidé de suspendre notre mouvement le 22 mars à la suite des assurances nous données par le Bureau de l’assemblée provinciale que vous alliez accomplir ce que nous exigions de vous et qui rentre dans vos attributions constitutionnelles et légales, à savoir : user de toutes vos prérogatives constitutionnelles en tant que députés provinciaux pour :

– Obtenir que les travaux d’asphaltage des principaux axes routiers de la ville de Goma (10,5 km) soient achevés au plus tard le 15 mars 2013 (après échange, nous avions consenti à la date proposée du 28 mars 2013) ;
– Créer une Commission d’enquête pour établir tous les dysfonctionnements qu’il a dû y avoir dans le dossier de la voirie urbaine, désigner les responsables, les sanctionner et réparer les préjudices causés à la population ;
– Entre-temps, obtenir que les déviations imposées aux usagers soient révisées et/ou viabilisées afin de réduire le coût du transport, les accidents et autres tracas ;
– Inscrire en ordre de priorité sur l’agenda de la session de mars la question de l’indisponibilité de l’eau potable au niveau de la province, et en particulier au niveau de la ville de Goma, et y obtenir du gouvernement provincial une solution définitive.

Par votre lettre sus évoquée, vous aviez vous-même encouragé notre action citoyenne et non-violente et affirmé que le parlement provincial « faisait siennes toutes nos préoccupations ». Vous aviez promis qu’à l’ouverture de la session fin mars vous alliez tabler sur nos « revendications légitimes » et que vous alliez « entrer en contact avec tous les responsables concernés pour amorcer la résolution des préoccupations soulevées ».

Monsieur le président,

Jusqu’à ce jour aucune de nos revendications n’a été satisfaite par l’assemblée provinciale, dont le Bureau se réunit pourtant chaque semaine, selon votre règlement intérieur. Pire, aucun député provincial, à commencer par ceux élus dans la ville de Goma, n’a eu le courage de porter nos revendications, de soutenir la population de cette ville, ou de dénoncer publiquement ce que subit la population en raison de l’état des routes et de la carence d’eau potable. Aucun député ne s’est ému de l’agression dont nous avons été victimes devant votre propre siège de la part des éléments du Groupe mobile d’intervention de la police lors de notre sit-in, malgré les plaintes que nous avons portées à votre connaissance.

Maintenant que vous allez (enfin) commencer la session ordinaire de mars, nous espérons que vous allez considérer nos revendications avec plus de responsabilité. Nous sommes la population qui vous a élus et que vous êtes censés représenter. Nous attendons de vous que vous vous occupiez réellement de nos problèmes et y trouviez rapidement des solutions idoines. Si vous, les « représentants du peuple » ne pouvez pas user des prérogatives si importantes que la constitution et les lois vous accordent pour résoudre nos problèmes à nous population, alors à quoi bon vous avoir là ? A quoi sert l’assemblée provinciale ?

En osant croire que vous vous montrerez enfin dignes du peuple que vous êtes censés représenter, nous vous prions de croire, Monsieur le président, à nos sentiments civiques et patriotiques.

Les signataires :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s